Champagne ! (partie 1)
Premier post sur ce blog. C’est dans ma langue maternelle que je l’écris. Je n’ai malheureusement pas encore le talent de bilinguiste de Ben et Antoine (mes compagnons au sein de Gamepulp) et je n’ai d’ailleurs pas envie de faire pleurer les anglophones dès le premier article avec mon espèce de franglais de collège.
Donc Gamepulp.
On en est à 4 mois d’existence. Trop tôt pour faire un bilan, d’autant plus que le premier jeu est encore en cours de développement. Par contre, on peut se souvenir du chemin qui nous a conduit à notre boîte.
Je ne vais pas ici me plaindre du fléau de la paperasse, qui n’en est pas un. Je ne vais pas me peindre en héros du risque contre les vents et marées de ceux qui n’y croit pas, ne pas entreprendre reste somme toute ce qu’il y a de plus répandu.
Je vais donc, sans dramatisation, vous dépeindre les étapes de la création de Gamepulp.
Cela démarre à Mazières-en-Mauges. C’est un doigt posé au hasard sur une carte qui y a conduit ma petite famille, après une traversée d’Atlantique suite à deux ans d’essai de vie québécoise.
Tout reprendre à zéro après l’avoir déjà fait une fois là-bas.
Quitte à recommencer, autant créer son activité. Et c’est donc dans la communication que je reprends le travail, notamment avec Digipulp. Ce studio de création web a été créé par deux amis (anciens collègues de l’époque insouciante de la bulle Internet). On en vient vite avec Antoine à parler de projets possibles et notamment de créer des jeux parce que ça nous taraudait depuis un bout de temps chacun dans notre coin. Benoît n’est pas encore là car c’est Gamepulp qui nous a réuni.
Avec force croquis, premières ébauches, nous nous lançons d’abord sur un projet bien trop ambitieux pour des “novices” (ça l’aurait été tout autant pour deux professionnels).
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On le range dans un carton et vient, plus modeste, l’idée puis le développement de Warmy dont voici un des teasers que nous avions faits :
Si le résultat commençe à être intéressant, en terme de programmation, c’est une pétaudière ! qu’attendre d’autre de la part de deux pauvres graphistes ?
Le constat devient clair :
- Ce n’est pas en complément d’activité que l’on a le souffle nécessaire de faire un produit professionnel.
- C’est dans le cadre d’une vraie activité d’entreprise que l’on a le plus de chance d’aboutir.
- C’est avec un vrai développeur que l’on programme, chacun sa spécialité. Il faut alors trouver la bonne méthode pour faire synergie.
- Il faut commencer petit. Il vaut mieux réussir sur des petits projets qu’échouer sur un gros. C’est aussi le meilleur moyen de se faire plaisir en étant créatif.
Dès lors, la meilleure chose à faire est de savoir s’arrêter et étudier, et comme il s’agit de se professionnaliser dans le jeu vidéo, il faut chercher un modèle économique viable. On découvre alors ce que sont étude de marché, plan de financement et banquiers. C’est aussi la recherche sur la technologie à utiliser qui permettra d’avoir un bon rendu, d’éviter l’usine à gaz et de créer un processus de production solide.
Aujourd’hui nous en sommes à 60% du premier jeu dont voici quelques screenshots :
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Derrière ces jolies images (enfin moi je les trouve jolies), se cache donc ce travail préparatoire évoqué plus haut. Business-plan et banques seront donc l’objet de mon prochain post.
A bientôt !










Je me joins à Christophe pour sabrer le champagne !
Souhaitons que vous soyez aussi nombreux à nous lire, que les bulles de cette boisson euphorisante !
Bravo les gars, pas facile en effet de créer un projet de A à Z. De plus il fallait faire venir un développeur(et je sais que c’est pas facile de se décider).
Et puis la paperasse en France c’est galère, tiens j’en ai encore plein à faire dis donc.
A plus.
Hello Thibaut,
Oui nous avons eu de la chance d’avoir trouvé Benoît qui pouvait s’installer dans le coin. Ce n’était pas évident.
Par contre, pour la paperasse, d’accord c’est fastidieux mais que ce soit galère particulièrement en France je ne suis pas sûr. Tous les pays ont leur lot de paperasses à remplir, même les pays dit “libéraux”.
A bientôt !